jeudi 9 février 2006
Par Bruno Poirier,
jeudi 9 février 2006 à 12:27
Nos expressions reflètent souvent nos croyances fondamentales. Et ces croyances influent directement sur la façon dont nous menons nos vies et organisons notre société. Prenons l'expression traditionnelle "le malheur des uns fait le bonheur des autres". Voilà bien une expression qui caractérise notre société actuelle. Il y a des perdants et il y a des gagnants. Il y a le malheur, la défaite et l'échec. Heureusement disons-nous car cela permet le bonheur, la victoire et le succès. Pour certains bien sûr. Pas pour tous.
Mais voilà que je me permets de jouer avec cette vieille expression pour la rendre plus cohérente avec la vision d'un monde nouveau:
Le plaisir des uns fait le bonheur des autres
C'est génial. Parce que c'est vrai. Il n'y a rien de plus stimulant pour un être humain que de voir un autre être humain prendre plaisir à ce qu'il fait, à être dans son élan d'expression et à jouir de la vie. Voilà bien pourquoi nos adorons tant les artistes du cirque par exemple: ils sont beaux et joyeux. Et cela nous inspire, nous illumine et nous pousse à prendre plaisir à ce que nous faisons. Tous les jours. Tel est le message de beauté et de joie que les artistes nous transmettent.
Ce ne sont pas nos ombres et nos peines qui inspirent les gens autour de nous. C'est notre lumière et notre beauté. L'idée n'est pas de nous complaire dans nos malheurs mais de nous élever vers notre bonheur.
Dans le jeu de la vie, il n'y a pas de gagnants ou de perdants. Il y a des gens qui vivent et qui expriment qui ils sont à travers leurs gestes quotidiens. Plus ces gestes seront animés à partir de notre "élan créateur" et de notre lumière intérieure plus nous prendrons plaisir à notre vie. Et plus nous prendrons plaisir à notre vie, plus les gens autour de nous seront inspirés à aller dans cette même direction. Ils vous demanderont: "quel est ton secret pour avoir tant de plaisir dans la vie? Dis-le moi s'il-te-plaît! Car j'ai envie de goûter à ce bonheur moi aussi!"
Un monde nouveau se construit à partir de croyances nouvelles. Et une de celle-ci est certainement que "le plaisir des uns fait le bonheur des autres!"
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jeudi 2 février 2006
Par Bruno Poirier,
jeudi 2 février 2006 à 12:58
L'aide humanitaire traditionnelle se concentre dans les pays en voie de développement. Excellent. Cette aide humanitaire est essentielle pour aider des humains victimes des abus de notre système économique et de notre mode de vie. Nous devons les aider à se nourrir, à se loger et à vivre dans la dignité.
J'ai une admiration sans bornes pour les gens d'ici qui s'engagent dans des programmes d'aides humanitaires internationale. Cela démontre une réelle compassion, un fort désir d'aider les plus souffrants et de "faire quelque chose" pour changer le monde. Bravo à vous.
Puis il y a les "pauvres de pays riches" qui souffrent aussi. Ces individus représentent d'ailleurs une masse croissante de la population des pays Occidentaux. Plusieurs organisations caritatives locales et programmes sociaux gouvernementaux tentent de remédier à la souffrance de cette frange de la population. Voilà qui est noble et nécessaire. Bravo à tous ceux et celles qui oeuvrent dans ce sens.
Puis il y a des gens, toujours dans les pays Occidentaux, qui souffrent, et ce, malgré le confort physique dans lequel il se trouvent. Ce sont des gens qui ont du travail, qui ont un toit, qui mangent à leur faim, qui ont des loisirs et des amis et qui sont relativement fonctionnel. Ils sont "normaux".
Mais ils sont profondément malheureux et insatisfaits. Ils ont perdu le sens de leur vie et ressentent un profond malaise sans pour autant en connaître la source exacte. Il souffrent de burn-out, de dépressions, de mélancolie, de "je-ne-me-sens-pas-bien-mais-je-ne-sais-pas-pourquoi", de perte de sens et de jouissance de la vie.
Il y a des millions et des millions de personnes dans cette situation en Occident. J'oserais même dire qu'ils représentent la majorité de la population. C'est une véritable catastrophe humanitaire. Ces gens sont loin d'eux-mêmes, ont perdus contact avec leur élan créateur, cherchent du bonheur dans la satisfaction de désirs superficiels. Ils sont des consommateurs qui prennent conscience que la consomamtion n'est qu'une illusion et une forme d'emprisonnement.
Malheureusement peu est mis de l'avant pour aider cette frange de la population. Car ils sont "normaux".
Mais de l'aide humanitaire massive et urgente est requise en Occident pour ces millions de personnes qui souffrent en silence. Qui souffrent non pas de façon physique ou alimentaire, mais intérieure. Une souffrance tout aussi destructrice que celle dont souffrent les peuples des pays en voie de développement. Une souffrance sourde, vicieuse et implacable. Une souffrance qui a la même source: un système économique axé sur la performance, la compétition, la croissance éternelle et la consommation comme voie royale vers le bonheur.
Avec mon projet la Révolution Créatrice, je tente de réduire l'ampleur des dommages créer par notre système à ces gens "normaux" qui habitent en Occident. En les aidant à retrouver l'essence de qui ils sont, à trouver à l'intérieur d'eux la motivation de leurs actions, à transformer leur vie afin que celle-ci devienne plus satisfaisante, à reprendre contact avec leurs idéaux, leurs talents et leurs puissance créatrice. Bref, à entamer un processus de guérison.
Je fait donc, avec mon projet, de l'aide humanitaire en Occident.
D'ailleurs pour régler les problèmes des pays du sud, il faille régler les problèmes des pays du nord. Ce sont les mêmes problèmes, simplement leurs symptômes sont différents. Il n'y a pas de hiérarchie dans la souffrance humaine.
Mais une chose est certaine, l'humanité sera guérie lorsque tous les humains, du nord comme du sud, auront accès à une vie libre, créatrice et autonome.
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