lundi 12 novembre 2007
Par Bruno Poirier,
lundi 12 novembre 2007 à 09:43
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mardi 6 novembre 2007
Par Bruno Poirier,
mardi 6 novembre 2007 à 09:43
Depuis août 2007, le système financier mondial vit une crise importante liée à l'explosion de la bulle immobilière et de la crise des "subprime" (les hypothèques à haut risque) aux États-Unis. Depuis plusieurs années, de nouveaux produits financiers de plus en plus sophistiqués (les hedge funds, les produits dérivés, les subprimes, la titrisation des dettes etc.) ont envahis le marché. L'appât du gain insatiable des spéculateurs a permit à ces produits de se développer et d'envahir le marché, voire de le corrompre. Maintenant, cette situation met en danger le système financier mondial - et surtout l'économie américaine dont la croissance des dernières années a été alimentée par la dette.
Peut-être que l'écroulement de ce système financier basé sur la spéculation et la maximisation des profits est nécessaire et souhaitable. Peut-être cela permettra de retrouver une attitude plus raisonnable face à l'argent. Mais ce qui est le plus étonnant ce sont les sommes injectées par les banques centrales européennes et américaines pour tenter de sauver la situation et redonner confiance aux marchés. J'ai perdu le compte exact, mais depuis août 2007, plus de 750 milliards de dollars de liquidités ont été ainsi injectées dans la marché!!! Alors, qu'il n'y a pas d'argent pour la culture, l'éducation ou la santé, comme par magie apparaissent en quelques jous des sommes inimaginables pour "sauver" une industrie victime de sa propre folie. Si j'ajoute à cette somme, l'argent dépensé pour les "guerres contre la terreur" en Afghanistan et en Irak (un autre 1,000 milliard de dollars!!!), nous nous approchons de la somme de 2,000 milliard de dollars!!! Quel gâchis!
Combien d'écoles, de dispensaires, de filets anti-moustique, de puits, de logements, de centres d'accueil, de fournitures scolaires, d'hôpitaux ruraux, de machines à coudre, de stylos, de tentes pour réfugiés, de couvertures de laine, de vaccins contre la méningite, de fours solaire, de nouvelles routes, d'éoliènes, de programes de recherche pour des voitures non-polluantes, de campagnes de sensibilisation pour une consommation responsables, de traitement contre le SIDA, d'ordinateurs, de pommes, de poires, de semences biologiques, de jardins communautaire, de pelles et de milles autres choses nécessaires auraient pu être achetés plutôt que de faire la guerre et de financer les excès des financiers? Je n'ose pas trop y penser...
Alors, chers politiciens, ne me dites pas qu'il n'y a pas d'argent. Car il y a beaucoup, beaucoup d'argent. Dites plutôt que vous avez fait le choix de prendre l'argent pour financer des guerres plutôt que des écoles et pour sauver les riches plutôt que de construire des hôpitaux pour les plus démunis.
Souhaitons seulement que cette crise financière (qui est loin d'être terminée et qui prendra de l'ampleur dans les semaines et les mois à venir) saura guider les Hommes vers des choix plus humains et plus fraternel.
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Par Bruno Poirier,
mardi 6 novembre 2007 à 09:01
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