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mardi 6 novembre 2007
Par Bruno Poirier,
mardi 6 novembre 2007 à 09:43
Depuis août 2007, le système financier mondial vit une crise importante liée à l'explosion de la bulle immobilière et de la crise des "subprime" (les hypothèques à haut risque) aux États-Unis. Depuis plusieurs années, de nouveaux produits financiers de plus en plus sophistiqués (les hedge funds, les produits dérivés, les subprimes, la titrisation des dettes etc.) ont envahis le marché. L'appât du gain insatiable des spéculateurs a permit à ces produits de se développer et d'envahir le marché, voire de le corrompre. Maintenant, cette situation met en danger le système financier mondial - et surtout l'économie américaine dont la croissance des dernières années a été alimentée par la dette.
Peut-être que l'écroulement de ce système financier basé sur la spéculation et la maximisation des profits est nécessaire et souhaitable. Peut-être cela permettra de retrouver une attitude plus raisonnable face à l'argent. Mais ce qui est le plus étonnant ce sont les sommes injectées par les banques centrales européennes et américaines pour tenter de sauver la situation et redonner confiance aux marchés. J'ai perdu le compte exact, mais depuis août 2007, plus de 750 milliards de dollars de liquidités ont été ainsi injectées dans la marché!!! Alors, qu'il n'y a pas d'argent pour la culture, l'éducation ou la santé, comme par magie apparaissent en quelques jous des sommes inimaginables pour "sauver" une industrie victime de sa propre folie. Si j'ajoute à cette somme, l'argent dépensé pour les "guerres contre la terreur" en Afghanistan et en Irak (un autre 1,000 milliard de dollars!!!), nous nous approchons de la somme de 2,000 milliard de dollars!!! Quel gâchis!
Combien d'écoles, de dispensaires, de filets anti-moustique, de puits, de logements, de centres d'accueil, de fournitures scolaires, d'hôpitaux ruraux, de machines à coudre, de stylos, de tentes pour réfugiés, de couvertures de laine, de vaccins contre la méningite, de fours solaire, de nouvelles routes, d'éoliènes, de programes de recherche pour des voitures non-polluantes, de campagnes de sensibilisation pour une consommation responsables, de traitement contre le SIDA, d'ordinateurs, de pommes, de poires, de semences biologiques, de jardins communautaire, de pelles et de milles autres choses nécessaires auraient pu être achetés plutôt que de faire la guerre et de financer les excès des financiers? Je n'ose pas trop y penser...
Alors, chers politiciens, ne me dites pas qu'il n'y a pas d'argent. Car il y a beaucoup, beaucoup d'argent. Dites plutôt que vous avez fait le choix de prendre l'argent pour financer des guerres plutôt que des écoles et pour sauver les riches plutôt que de construire des hôpitaux pour les plus démunis.
Souhaitons seulement que cette crise financière (qui est loin d'être terminée et qui prendra de l'ampleur dans les semaines et les mois à venir) saura guider les Hommes vers des choix plus humains et plus fraternel.
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jeudi 2 février 2006
Par Bruno Poirier,
jeudi 2 février 2006 à 12:58
L'aide humanitaire traditionnelle se concentre dans les pays en voie de développement. Excellent. Cette aide humanitaire est essentielle pour aider des humains victimes des abus de notre système économique et de notre mode de vie. Nous devons les aider à se nourrir, à se loger et à vivre dans la dignité.
J'ai une admiration sans bornes pour les gens d'ici qui s'engagent dans des programmes d'aides humanitaires internationale. Cela démontre une réelle compassion, un fort désir d'aider les plus souffrants et de "faire quelque chose" pour changer le monde. Bravo à vous.
Puis il y a les "pauvres de pays riches" qui souffrent aussi. Ces individus représentent d'ailleurs une masse croissante de la population des pays Occidentaux. Plusieurs organisations caritatives locales et programmes sociaux gouvernementaux tentent de remédier à la souffrance de cette frange de la population. Voilà qui est noble et nécessaire. Bravo à tous ceux et celles qui oeuvrent dans ce sens.
Puis il y a des gens, toujours dans les pays Occidentaux, qui souffrent, et ce, malgré le confort physique dans lequel il se trouvent. Ce sont des gens qui ont du travail, qui ont un toit, qui mangent à leur faim, qui ont des loisirs et des amis et qui sont relativement fonctionnel. Ils sont "normaux".
Mais ils sont profondément malheureux et insatisfaits. Ils ont perdu le sens de leur vie et ressentent un profond malaise sans pour autant en connaître la source exacte. Il souffrent de burn-out, de dépressions, de mélancolie, de "je-ne-me-sens-pas-bien-mais-je-ne-sais-pas-pourquoi", de perte de sens et de jouissance de la vie.
Il y a des millions et des millions de personnes dans cette situation en Occident. J'oserais même dire qu'ils représentent la majorité de la population. C'est une véritable catastrophe humanitaire. Ces gens sont loin d'eux-mêmes, ont perdus contact avec leur élan créateur, cherchent du bonheur dans la satisfaction de désirs superficiels. Ils sont des consommateurs qui prennent conscience que la consomamtion n'est qu'une illusion et une forme d'emprisonnement.
Malheureusement peu est mis de l'avant pour aider cette frange de la population. Car ils sont "normaux".
Mais de l'aide humanitaire massive et urgente est requise en Occident pour ces millions de personnes qui souffrent en silence. Qui souffrent non pas de façon physique ou alimentaire, mais intérieure. Une souffrance tout aussi destructrice que celle dont souffrent les peuples des pays en voie de développement. Une souffrance sourde, vicieuse et implacable. Une souffrance qui a la même source: un système économique axé sur la performance, la compétition, la croissance éternelle et la consommation comme voie royale vers le bonheur.
Avec mon projet la Révolution Créatrice, je tente de réduire l'ampleur des dommages créer par notre système à ces gens "normaux" qui habitent en Occident. En les aidant à retrouver l'essence de qui ils sont, à trouver à l'intérieur d'eux la motivation de leurs actions, à transformer leur vie afin que celle-ci devienne plus satisfaisante, à reprendre contact avec leurs idéaux, leurs talents et leurs puissance créatrice. Bref, à entamer un processus de guérison.
Je fait donc, avec mon projet, de l'aide humanitaire en Occident.
D'ailleurs pour régler les problèmes des pays du sud, il faille régler les problèmes des pays du nord. Ce sont les mêmes problèmes, simplement leurs symptômes sont différents. Il n'y a pas de hiérarchie dans la souffrance humaine.
Mais une chose est certaine, l'humanité sera guérie lorsque tous les humains, du nord comme du sud, auront accès à une vie libre, créatrice et autonome.
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vendredi 13 janvier 2006
Par Bruno Poirier,
vendredi 13 janvier 2006 à 16:04
Ce qui se passe dans notre monde est merveilleux. Partout des gens s'éveillent à eux-même et ont envie de transformer leur vie pour la rendre plus satisfaisante et de transformer le monde pour le rendre plus humain. Je dirais même qu'il y a un nombre grandissant d'êtres humains conscients - conscient que notre société ne fait plus sens car son mode de fonctionnement détruit la planète, emprisonne des millions de personnes dans la précarité et nous enferme dans des vies petites, angoissantes et limitées.
Dans leur excellent livre "The Cultural Creatives" paru en 2001 aux éditions "Three Rivers Press", Paul Ray et Sherry Anderson, chercheur et sociologue américain, parlent du fait qu'il y aurait 50 millions d'américains qui seraient des "créatifs culturels". C'est-à-dire des gens qui sont en train de créer une nouvelle culture. Dans mes termes à moi ce sont des Révolutionnaires Créateurs et des créateurs d'un monde nouveau. 50 millions! Et c'était en 2001! Imaginez aujord'hui! Il y en a 100 millions!? Et s'il y en a 100 millions au États-Unis, il y en a un autre 200 millions dans le reste du monde "développé". C'est extraodinaire!
Mais le problème est que beaucoup de ces gens se sentent isolés, marginaux, inaptes. Car ils n'ont pas pris conscience qu'ils faisaient partie d'un mouvement global de création d'un monde nouveau. C'est un mouvement qui s'ignore. Alors c'est une mouvement qui n'a pas exploré et déployé toute sa puissance. Il est fort mais il est timide.
Alors, un de mes buts est de nommer ce mouvement global pour lui permettre de déployer son incroyable puissance transformatrice - dont nous ne pouvons imaginer l'ampleur aujourd'hui.
En nommant mon projet "La Révolution Créatrice" un de mes buts est justement de nommer ce mouvement global pour que les gens puissent s'y reconnaître, s'y identifier et s'en inspirer. Donc "La Révolution Créatrice", c'est mon projet mais aussi le nom d'un mouvement global qui dépasse largement le cadre de "mon" projet et à l'intérieur duquel je me situe - en tant que participant.
Ne doutez pas du fait que nous sommes des millions et des millions en oeuvrer dans la même direction - et ce de façon positive et créatrice. Maintenant, unissons nos talents, nos énergies et notre créativité puis, regardons le spectacle!! WOW!
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jeudi 11 août 2005
Par Bruno Poirier,
jeudi 11 août 2005 à 13:03
De plus en plus de personnes en Occident semblent affectées par une étrange maladie qui stimule la pensée critique, l'envie de renouveau, la volonté de transformer sa vie positivement et la pulsion de contribuer à la construction d'une société nouvelle - plus juste et plus harmonieuse.
Cette maladie prends ses racines dans les coeurs fatigués des individus qui se sentent trahis après des décénnies de promesses de "bonheur" offertes par les tenants d'un système qui, en fin de compte, ne font que défendre une vision archaique de la vie et surtout, défendre leurs propres intérêts.
Cette étrange maladie, inquiète au plus haut point les autorités. Mais même l'Organisation Mondiale de la Santé se dit impuissante à enrayer sa rapide propagation. Les symptômes sont faciles pourtant à identifier: sourires plus fréquents, incapacité d'obéir à des directives inconséquentes, envie de vivre et d'être profondément joyeux, réduction d'achat de biens de consommation intutiles etc.
Si vous semblez "bénéficier" de cette "maladie", profitez-en et allez infecter toutes vos connaissances en leur parlant de vos envies de liberté, de vos rêves de création et de votre soif d'une vie joyeuse. harmonieuse et paisible.
La joie serait-elle une maladie incurable?
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