Il est maintenant de mon devoir de calmer les débats suscités par l'article de M. Choun intitulé « Les dernières années de l'ère post-industrielle » et paru le 12 juillet dernier. Tel que suggéré dans cet excellent article, il me semble mal placé pour nous d'accuser les humains de l'époque ancienne (qui était appelée à ce moment là le début du XXIième siècle) pour tous les torts qu'ils ont directement causé au niveau environnemental, spirituel et humain. Un procès post-mortem n'est d'utilité pour personne - cela ne nous permettra pas de respirer librement sans l'aide de nos SIO (Support Individuel en Oxygène) ou de trouver des poissons dans nos océans devenus stériles.
Bien sûr, il est pratiquement impossible pour nous de comprendre le comportement de ces « derniers humains ». Comment pouvaient-ils vivre tout en étant incapables d'utiliser leurs capacités d'autoguérison ? Comment pouvaient-ils se considérer « modernes, intelligents et évolués » alors qu'ils vivaient dans des conditions de telles dépendances face à leurs technologies et leurs structures ? Comment pouvaient-ils être si attaché à un mode de vie insatisfaisant tout en sachant que celui-ci détruisait l'environnement et maintenait des millions d'êtres humains dans des conditions de précarité extrême ?
Les réponses à ces questions nous échappent. Mais une hypothèse doit être admise : ces « derniers humains »n'ont pas agi avec une intention volontaire de détruire la vie. Alors chers amis archéologues, anthropologues, historiens et sociologues, soyons indulgent envers eux et reconnaissons que, paradoxalement, c'est bien grâce à eux nous avons pu développer une conscience nouvelle. Celle-ci nous aura par la suite permis d'édifier une civilisation nouvelle : libre, consciente et unie.
Et n'oublions surtout pas que, aussi hérétique et répugnant que cela puisse vous sembler, ces « derniers humains » étaient bel et bien nos ancêtres.
M. Miguel de la Costa